La Charte de La Havane est relativement méconnue, et nous avons donc décidé d’y dédié un article complet, rentrons dans le vif du sujet dès à présent.
Contenu
Le contexte historique de la Charte de La Havane
Cette convention à été rédigée en 1948 à la Conférence internationale sur le commerce et l’emploi à Cuba, et sa date n’est pas un hasard puisqu’elle s’inscrit dans la reconstruction économique d’après-guerre, qui a concerné tout les pays européens, fortement impactés par l’envahisseur NAZI.
Signée par 53 pays, elle n’a jamais été ratifiée, notamment par les États-Unis, qui eux n’étaient pas du tout impactés par la guerre, et qui ont eu des pertes très limitées lors du débarquement de Normandie en 1945.
Ses objectifs principaux
Créer l’Organisation Internationale du Commerce (OIC) était le principal, à l’époque, le nationalisme était très mal vu en raison des ravages qu’il avait provoqué, et la libéralisation du commerce international était jugée comme très importante pour la paix.
Qui plus est, cela permettait de favoriser le plein emploi et le développement économique, a l’époque, il fallait tout reconstruire, ce qui a conduit ensuite à la période des 30 glorieuses, la France avait d’ailleurs connue de par son industrie un âge d’or.
Enfin, il fallait établir des règles commerciales équitables, notamment pour éviter d’envenimer les relations, ce qui aurait pu aboutir a une nouvelle catastrophe entre nations, rappelons que la deuxième guerre est liée aux conséquences de la première.
Sa structure et son contenu
106 articles en neuf chapitres composent la Charte de La Havane, avec différentes parties très distinctes, comme par exemple le fait qu’elle couvre l’emploi, le développement, les politiques commerciales, se voulant complète.
Elle inclut également les règles sur pratiques restrictives et produits de base, et avait aussi en son sein un mécanisme de règlement des différends, l’évitement de conflit étant central.
Ses innovations et héritages
Chose inédite qu’il convient de souligner, la reconnaissance des besoins des pays en développement, qui jusqu’ici n’avaient aucune place sur l’échiquier international, d’ailleurs Cuba fait partie de ses pays, et cela permettait d’inclure des pays satellites de l’URSS et des USA, les deux puissances d’alors.
Son remplacement par le GATT, plus limité, n’empêchera pas son influence sur la création de l’OMC en 1995, qui encadre le commerce au niveau international, et qui est désormais une organisation de premier plan.

