L’histoire du Frexit est riche, alors dans cet article, voici tout ce que vous devez savoir sur cette formidable idée qui a malheureusement été de plus en plus abandonnée en France.

    L’origine et le contexte du Frexit

    Le concept de Frexit émerge dans le sillage de la crise de la zone euro (2009-2012), qui a touché beaucoup de pays, surtout les pays du sud, c’est d’ailleurs en Grèce que cette idée a émergée puisqu’après le référendum grec de 2015 sur les mesures d’austérité, la sortie de l’UE a clairement été envisagée.

    Le Brexit en 2016 a renforcé cette idée et a donné une impulsion majeure aux partisans du Frexit, c’est d’ailleurs à ce moment que les partisans de la sortie de l’UE furent réellement entendus en France.

    Quels partis souhaitent sortir du Frexit en France ?

    Plusieurs partis le souhaitent, à commencer par François Asselineau (UPR), le premier à faire du Frexit le cœur de son programme politique et qui n’a recueilli que 1% des suffrages lors de l’élection présidentielle de 2017.

    Marine Le Pen (RN, ex-FN), à longtemps défendu l’idée avant de l’abandonner progressivement, probablement pour maximiser ses chances d’être élue en rassemblant le plus de personnes possibles de la droite classique au 2ème tour.

    Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), à quant à lui soutenu un « autre projet européen » mais qui semble totalement hors sol au vu du pouvoir de Bruxelles sur les Etats-membres.

    Jean-Luc Mélenchon (LFI) a évoqué un « plan B » de sortie de l’UE sans en faire un objectif, ce qui est malheureux, puisqu’il s’agissait du seul Frexit de Gauche, qui a malheureusement été abandonné.

    Et enfin, nous ne pouvions pas ne pas mentionner Florian Philippot, car après avoir quitté le RN, il a fondé le parti « Les Patriotes » centré sur le Frexit, il est crédité de 1% des voix dans les sondages.

    Pourquoi le Frexit doit être central ?

    Plusieurs choses rendent cela primordial dans les débats, à commencer par retrouver la souveraineté nationale et démocratique face aux institutions européennes, thème malheureusement capté par l’extrême-droite.

    La critique de l’euro comme facteur de désindustrialisation et de chômage doit aussi être au centre du jeu, car depuis la création de l’UE, les classes moyennes et populaires ont vu leur pouvoir d’achat décliné.

    Il serait aussi temps de se prononcer en faveur du rejet des politiques d’austérité et des contraintes budgétaires européennes, qui impactent les plus faibles, et de retrouver la volonté de retrouver une indépendance dans la politique commerciale

    La situation actuelle

    Le Frexit reste défendu par des formations politiques minoritaires, que ce soit a droite ou a gauche, et malheureusement, tous les gros partis ont totalement jeté le Frexit du débat.

    La critique de l’UE s’oriente désormais davantage vers une transformation interne que vers une sortie, ce qui paraît bien timide car Bruxelles semble bien déterminé à continuer dans le même sens.

    L’opinion publique française demeure divisée sur l’UE mais majoritairement opposée à une sortie, ce qui ne risque pas de faire avancer le débat, et rappelons que la faute est rejetée sur les immigrés actuellement.

    Et pour couronner le tout, les crises récentes (pandémie, guerre en Ukraine) ont plutôt renforcé l’idée de coopération européenne, d’autant plus depuis la fin du soutien des USA dans le conflit Russo-Ukrainien avec l’arrivée de Donald Trump au pouvoir.