La question du Frexit ne semble malheureusement plus passionner les foules, alors qu’en est-il aujourd’hui de la sortie de l’UE? C’est ce que nous allons voir dans cet article complet et détaillé, rentrons dans le vif du sujet.

    Un attachement majoritaire à l’UE

    Force est de le constater, puisque 62 % des Français sont opposés à la sortie de l’Union européenne, un score bien plus élevé qu’il y a de nombreuses années, mais qui ne colle pas a ce qui est décrit dans les médias, puisque cette question n’y a pas sa place, laissant penser que c’est quelque chose de totalement marginal.

    65 % refusent également de quitter la zone euro, un score a peine plus élevé, mais qui constitue tout de même les deux tiers des français, et plus de la moitié des fraénçais voient l’appartenance à l’UE comme une bonne chose.

    Pire encore, 79 % se disent globalement favorables au projet européen, même s’ils critiquent sa mise en œuvre, ce qui indique que 21% sont clairement anti-UE, un score qui serait plus élevé si le thème était médiatisé.

    Euroscepticisme et critiques

    Mais cela ne veut pas dire qu’il s’agit de quelque chose que les gens aiment puisque 69 % ont une mauvaise opinion du fonctionnement global de l’UE, un score édifiant, et qui montre a quel point l’UE est dysfonctionnel.

    71 % jugent négativement la façon dont les textes européens sont appliqués en France, un score la aussi énorme, et 46 % expriment de l’inquiétude vis-à-vis de l’Europe, 13 % de la colère.

    La France affiche le plus fort niveau de scepticisme parmi les grands pays européens, mais le souhait de sortie ne dépasse pas 26 %, avec pourtant des thématiques souverainistes très populaires, montrant qu’une bien plus grande frange pourrait être convaincue.

    Les motivations du maintien

    Mais pourquoi donc les gens souhaitent maintenir l’Europe, et bien 71 % estiment que l’UE favorise les échanges culturels et étudiants, 56 % pensent qu’elle protège de conflits entre pays membres et 69 % jugent l’UE essentielle pour résister à la concurrence des États-Unis et de la Chine.

    La majorité considère aussi l’échelle européenne plus efficace pour relever les grands défis (sécurité, climat, économie), ce qui n’aide pas a mettre en place un Frexit, désormais totalement en dehors du débat politique, et le fait que Florian Phillipot n’ait obtenu qu’un seul parrainage sur les 500 nécessaires pour les présidentielles de 2022 fait probablement peur à un grand nombre de partis.

    Les divisions politiques et sociales

    Les électorats des partis critiques (droite radicale, gauche radicale) sont divisés sur la question européenne, et les partis eurosceptiques préfèrent réclamer plus de souveraineté sans assumer clairement une sortie, sans doute pour ne pas être exclus de l’échiquier politique.

    Et malheureusement, c’est surtout le Frexit de droite qui a la côte puisque l’’immigration et la sécurité restent des sujets où les Français font plus confiance au niveau national qu’européen, aucun parti de gauche souhaitant le Frexit n’est connu du grand public.