Le féminisme n’est pas un mouvement monolithique mais un ensemble de courants qui partagent l’objectif d’égalité des genres tout en différant dans leurs analyses et priorités, dans cet article, nous allons voir tout ce qu’il y a a savoir sur les différents types de féminisme.

    Les féminisme libéral

    Le féminisme libéral tout d’abord, celui auquel on pense lorsque l’on parle de féminisme, et qui vise l’égalité juridique et politique des femmes dans les structures existantes, thème de société qui commence a porter ses fruits.

    Il met l’accent sur la réforme législative, l’égalité des chances et la liberté individuelle et ne s’arrête pas simplement a tout ce qui touche a la vie courante. Il ne date pas d’hier puisqu’il a conduit au droit de vote et l’accès à l’éducation des femmes après la deuxième guerre mondiale.

    Le féminisme radical

    Le féminisme radical identifie quant à lui le patriarcat comme système fondamental d’oppression. Il analyse comment le pouvoir masculin s’exerce dans la sphère privée et a popularisé le slogan « le personnel est politique » que vous avez peut-être déjà entendu dans la bouche de Sandrine Rousseau.

    Ce courant a mis en lumière des questions comme les violences sexuelles et domestiques, il a donc un rapport direct avec le foyer et les relations hommes femmes au niveau interpersonnel et même dans la sphère intime.

    Le féminisme marxiste/socialiste

    Le féminisme marxiste/socialiste lie l’oppression des femmes au capitalisme, il est donc centré sur la sphère économique, critiquant la division sexuée du travail et le travail domestique non rémunéré, ce qui s’appelle communément les tâches ménagères.

    Il est encore relativement peu abordé dans les médias, qui sont tous possédé par des multi-milliardaires, ce qui n’est donc pas très surprenant, il reste plus abordant dans les médias indépendants et sur les réseaux sociaux.

    Le féminisme noir

    Le féminisme noir a émergé en réponse à l’invisibilisation des femmes racisées même dans le débat de l’émancipation des femmes. Il analyse l’intersection entre sexisme et racisme, critiquant un féminisme centré sur les expériences des femmes blanches privilégiées.

    Des théoriciennes comme bell hooks ont contribué à son développement, et il est plus présent dans les pays ou elles sont présentes en grand nombre, en France, ce n’est pas quelque chose qui est encore très développé.

    Le féminisme intersectionnel

    Le féminisme intersectionnel élargit cette analyse en examinant comment différentes formes d’oppression (genre, race, classe, orientation sexuelle) s’entremêlent, plus complexe, il n’en reste pas moins plus abouti et commence a ce faire un nom.

    Il reconnaît la diversité des expériences féminines et s’oppose à une vision unidimensionnelle de la femme et de sa condition, permettant de n’exclure aucune situation de vie de femme, se présentant comme un moteur de rassemblement.

    L’écoféminisme

    L’écoféminisme établit des parallèles entre la domination des femmes et l’exploitation de la nature, un lien qui semble étrange au premier abord mais qui est clairement compréhensible si l’on voit les choses dans le détail. Il critique le paradigme occidental de contrôle et valorise des principes comme le soin et la coopération.