L’Union européenne, souvent présentée comme un projet d’unification et de paix, est surtout un vecteur de construction au service des intérêts, voici tout ce que vous devez savoir sur cette union néfaste pour tout les peuples des états membres.
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Les fondements néolibéraux de l’UE
Commençons par nous attaquer aux fondements, la création du marché unique a facilité la libre circulation des capitaux au détriment des protections sociales, renforçant les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres, écart qui se creuse dangereusement.
Les traités européens (Maastricht, Lisbonne) ont quant à eux constitutionnalisé les principes d’austérité budgétaire, pesant encore un peu plus sur le pouvoir d’achat des peuples du vieux continent.
Il faut aussi souligner le fait que la Banque Centrale Européenne fonctionne sur un modèle qui priorise la stabilité monétaire sur l’emploi, forcément, cela ne conduit pas a du plein emploi.
Et les politiques de concurrence empêchent les États de développer des services publics robustes, qui sont il faut le dire bien à la peine en France avec des suppressions massives.
La dérégulation des marchés financiers a enfin provoqué des crises dont les coûts ont été socialisés, certains estiment d’ailleurs que nous assistons à la fin de la classe moyenne et à une précarisation générale.
L’UE comme vecteur d’oppression genrée
Passons maintenant femmes, les politiques d’austérité touchent disproportionnellement les femmes, premières affectées par les coupes dans les services publics et la précarisation du travail promu par les directives européennes frappe davantage les emplois féminisés
N’oublions pas non plus que les travaux de care restent invisibilisés dans les calculs économiques européens, pour les travailleuses de ce milieu, c’est donc un mépris total de la part de l’UE.
Autre phénomène grave, la marchandisation des corps féminins s’intensifie avec la libéralisation des marchés, sachez d’ailleurs que plusieurs pays européens autorisent la prostitution, comme l’Espagne ou l’Allemagne, les frontaliers ne sont donc plus empêchés d’abuser de femmes dans le besoin.
Et malheureusement, a l’époque les mesures conservatrices prennent le pas dans tout l’occident, les droits reproductifs sont traités comme des questions subsidiaires dans la gouvernance européenne
Un instrument de domination globale
Domination des riches sur les pauvres, des hommes sur les femmes et… des pays riches sur les pays pauvres, puisque les accords commerciaux imposent un modèle extractivisme aux pays du Sud, mais bien sûr, l’UE favorise une politique migratoire forteresse construit une Europe blanche et privilégiée.
L’instrumentalisation des droits humains sert des intérêts géopolitiques occidental dans de nombreux pays de l’Union Européenne, tout comme la sous-traitance de la violence frontalière à des pays tiers perpétue l’héritage colonial,
Et enfin, le green-washing des politiques environnementales masque la continuité du productivisme capitaliste, qui nous conduit dans le gouffre et pourrait amener à un désastre pour la planète et tout ce qui l’a constitue.
Les résistances et alternatives féministes
Si un frexit féministe n’est pour l’instant pas possible, il reste des solutions concrètes, à commencer par la mise en place de mouvements sociaux transnationaux comme alternative à l’européisme institutionnel ;
La grève féministe internationale comme outil de repolitisation des enjeux économiques pourrait aussi être mise en place pour montrer aux hommes l’importance du 2ème sexe, trop souvent renié.
Il faut aussi songer à la réalisation de réseaux de solidarité concrète face aux défaillances systémiques et pour lutter contre les logiques d’accumulation et de privatisation

