Emmanuel Macron fait parler pour beaucoup de choses, mais pour son rapport à l’Union Européenne, nous allons donc rentrer dans le vif du sujet dans cet article complet et détaillé afin de vous donner un maximum de détails à ce niveau.
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Sa vision générale et ses principes fondamentaux
Emmanuel Macron défend une Union européenne souveraine, unie et démocratique, capable de faire face aux crises majeures contemporaines (Brexit, pandémie, guerre en Ukraine), c’est probablement ce qui est connu du grand public, étant donné les enjeux actuels à ce niveau.
Pour être plus précis, il prône la poursuite de la construction européenne amorcée après-guerre, sans pour autant viser un bond fédéraliste, préférant une intégration renforcée entre États membres volontaires, ce qui peut cependant paraître pour du fédéralisme déguisé.
Son approche privilégie la solidarité européenne, notamment à l’écart des pays d’Europe centrale, plus faible et potentiellement à la merci de la Russie, mais il fait aussi une place nette pour la capacité de décision selon les intérêts propres de l’UE, et pour la réduction des dépendances stratégiques, notamment dans les domaines de l’énergie, de la défense, du numérique et de la santé.
L’aspect défense, sécurité et souveraineté
Macron insiste sur la nécessité de réarmer l’Europe, notamment depuis que les USA ne viennent plus appuyer l’Europe comme soutien, et a marqué sa volonté de renforcer le pilier européen de la défense, et de bâtir une véritable dissuasion européenne pour assurer la paix sur le continent.
Il est d’ailleurs probablement le dirigeant européen le plus impliqué sur cet aspect, ayant été le seul à en parler à Donald Trump une fois arrivé aux USA, et il s’est montré central dans la gestion du conflit Russo-Ukrainien, ayant a l’époque été celui qui discutait avec Poutine, avec l’échec cuisant que l’on connaît.
Sur l’économie, la compétitivité et les transitions
Macron est connu pour faire passer l’économie avant tout, et forcément, il met en avant la nécessité de renforcer la compétitivité de l’UE face à la concurrence mondiale, notamment via la simplification réglementaire, le soutien à l’industrie, et l’union de l’épargne et des investissements.
Il soutient également une politique de relance économique européenne par l’investissement, tout en respectant les règles budgétaires (comme le seuil des 3 % de déficit), en coopération avec l’Allemagne et d’autres partenaires.
Il encourage également la préparation des transitions verte et numérique, avec des objectifs climatiques ambitieux pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, et pour terminer, le président français, il souhaite un agenda stratégique européen pour 2024-2029 axé sur la souveraineté économique, la capacité d’innovation et la résilience.
Concernant les affaires extérieures et solidarité
Macron défend comme vous le savez probablement un soutien fort à l’Ukraine, considérant que la sécurité de ce pays est indissociable de celle de l’Europe, d’où les efforts mis en œuvre pour que l’Ukraine puisse se défendre face à la Russie.
Il souhaite également renforcer la voix de l’Europe sur la scène internationale, notamment dans les relations avec les États-Unis, la gestion des crises au Proche-Orient, et la préparation des grandes conférences internationales.
Enfin, il promeut une politique migratoire européenne réformée, avec un pilotage politique de l’espace Schengen et des mécanismes de soutien d’urgence pour les pays en crise migratoire.
Sa méthode et sa gouvernance
Ici, Emmanuel Macron ne surprendra personne, privilégiant une Europe à plusieurs vitesses : un noyau dur d’États membres volontaires pour avancer sur l’intégration, sans attendre l’unanimité des 27, reléguant beaucoup de pays en seconde zone.
Il souhaite renforcer le partenariat franco-allemand comme moteur de l’intégration européenne, tout en restant ouvert à l’élargissement à d’autres pays de la zone euro, en d’autres termes, la France et l’Allemagne dirige une Europe toujours plus élargie.
Enfin, il appelle à une gouvernance plus efficace de l’UE, notamment par des réformes institutionnelles et une meilleure coordination des politiques publiques, il n’est pas impossible qu’il y parvienne en devenant un jour Président de la Commission Européenne.

