Dettes et marchés financiers font beaucoup parler, alors dans cet article, nous allons voir les solutions qui s’offrent à nous pour sortir de ce bourbier qui semble inextricable.

    Le constat initial

    Commençons par le fait que les réformes des retraites en Europe sont similaires, indépendamment du gouvernement en place, en raison des contraintes imposées par l’Union Européenne et les marchés financiers, c’est d’ailleurs l’argument qu’a souvent ressorti le camp Macroniste pendant la réforme des retraites.

    Et il est indispensable de savoir que les partis d’opposition imputent souvent la responsabilité de ces politiques à Emmanuel Macron, mais que les contraintes structurelles plus larges sont clairement au cœur du jeu.

    Rembourser ou ne pas rembourser ?

    Faut-il tout simplement rembourser la dette ? Nous ne sommes pas les seuls à nous poser la question puisqu’en 2013, des figures comme François Ruffin et Frédéric Lordon ont prôné le défaut souverain (non-remboursement de la dette) tout comme de nombreuses personnalités à gauche.

    Et l’Audit Citoyen de la Dette estimait quant à lui qu’une part importante de la dette était illégitime et ne devrait pas être remboursée, ce qui devrait à minima mener à un débat sur les grandes chaînes d’informations.

    Le problème des compromis actuels

    Le contre-budget de La France Insoumise qui assume de continuer à rembourser la dette aux marchés financiers montre une certaine non-volonté de la part des gros partis de gauche, contrairement aux micro-partis, qui eux veulent une annulation de la dette.

    En effet, le camp de la gauche remet en question l’idée que la dette n’est pas un problème en soi et qu’il faudrait emprunter davantage pour maintenir une politique sociale de qualité.

    Que propose la gauche radicale ?

    Le premier point est la rupture avec les Traités Européens: L’article 123 du Traité de Lisbonne oblige les États à emprunter auprès des marchés, privant les États de l’autofinancement. Sortir de ce cadre est une nécessité pour tout le pan le plus à gauche de l’échiquier politique.

    La renationalisation de la Banque de France est aussi une piste qui permettrait la monétisation de la dette et le financement direct des services publics, cause très chère à la gauche radicale.

    La mobilisation de l’épargne populaire a aussi été proposée pour remettre la dette publique entre les mains des citoyens, mais évidemment, ce choix a été très impopulaire lorsqu’il a été évoqué.

    Et enfin, l’obligation pour les Banques Françaises de racheter la dette a été mise sur la table pour réduire la dépendance aux marchés financiers, responsable d’après la gauche radicale de beaucoup de maux dans la société actuelle.

    Quelle stratégie mettre en œuvre ?

    Il y a tout d’abord l’auto-financement, en refusant de dépendre des institutions capitalistes pour les services publics et les protections sociales, mais aussi l’anticipation des crises en préparant un plan pour toutes les éventualités, y compris la sortie de l’UE, de l’euro et du capitalisme, afin de pouvoir agir sans être pris au dépourvu.

    Les arguments les plus présents dans la gauche radicale

    La dépendance aux marchés financiers est la première contrainte majeure qui empêche une politique économique réellement souveraine, sans souveraineté, difficile d’avoir la main sur le problème.

    Les traités européens sont quant à eux un obstacle à l’autofinancement et à une politique économique alternative, la dette devrait être gérée au niveau national uniquement.

    Enfin, il est nécessaire de rompre avec le cadre néolibéral et de reprendre le contrôle de la politique monétaire et budgétaire, qui l’a aussi dépend beaucoup trop de l’Union Européenne.