Voici un résumé du document qui présente l’exposé de Daniel Bachet du 7 octobre 2019 à la bourse du travail :
Contenu
Que propose Daniel Bachet ?
Daniel Bachet propose une refondation radicale de l’entreprise, remettant en question sa conception capitaliste actuelle centrée sur le profit, et qui correspond a l’idéologie libérale sans considération des personnes qui apportent la valeur, les travailleurs.
Selon lui, l’entreprise ne devrait pas être vue comme un instrument de production de plus-value, mais comme une institution productive soucieuse de préserver les ressources naturelles et humaines, causes centrales de la société actuelle.
Les points clés de son analyse
La première chose que Daniel Bachet souligne est que la comptabilité joue un rôle fondamental dans la définition et le fonctionnement de l’entreprise. Mais le problème selon lui est que outils comptables actuels, notamment les normes IFRS, servent les intérêts du capital au détriment du travail et de l’environnement.
Il propose donc nouveaux indicateurs comptables pour changer la donne a commencer par penser la valeur ajoutée comme véritable revenu de l’entreprise, plutôt que le profit, si cher aux capitalistes.
Un nouveau modèle comptable (CARE) qui intègre la préservation du capital naturel et humain, pas uniquement le capital financier, est aussi ajouté a son analyse pour valoriser les travailleurs.
Les bases de sa refondation
Cette refondation implique de sortir de la logique de propriété lucrative et de repenser la gouvernance pour que le pouvoir ne soit plus aux seuls détenteurs de capitaux mais que les travailleurs puissent aussi bénéficier d’un véritable pouvoir décisionnaire.
Développer des formes plus démocratiques d’organisation comme les SCOP est aussi au programme de ce qu’il propose, puisqu’il s’agit de la forme juridique qui met le plus au centre les salariés.
Enfin mettre en place une planification écologique négociée est aussi très important dans son analyse, afin de ne pas détruire la planète et de conserver les ressources qu’elle offre au vivant.
Ses préconisations macro-économiques
La socialisation des banques est tout d’abord une nécessité, notamment pour avoir un contrôle sur la politique monétaire, et éviter les taux d’intérêt sur les emprunts de l’état et des entreprises.
Le contrôle des capitaux est aussi au centre du jeu, l’ultra libéralisme étant pour lui quelque chose de néfaste, et cela s’accompagne de la relocalisation des productions ainsi que d’une coordination négociée des investissements
Les précisions de Daniel Bachet
L’auteur souligne que cette transformation ne peut se faire sans étapes intermédiaires et doit s’accompagner d’une réflexion plus large sur l’organisation économique et sociale, rejoignant ainsi certaines propositions du Réseau Salariat de Bernard Friot.
Les discussions qui ont suivi l’exposé ont notamment porté sur l’application pratique de ces nouveaux outils comptables et sur les conditions politiques nécessaires à une telle transformation de l’entreprise.

