Depuis 2017, Emmanuel Macron a mis en œuvre diverses réformes du système de santé français, correspondant au libéralisme qu’il représente. Si certaines visaient à améliorer l’accès aux soins, une analyse plus approfondie révèle d’importantes lacunes et contradictions dans sa politique sanitaire. Voici donc tout ce que vous devez savoir à ce niveau et dans les moindres détails.
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La réforme « 100% santé » : des promesses partiellement tenues
Commençons par le dispositif « 100% santé » pour les lunettes, des prothèses dentaires et auditives a été présenté comme une avancée majeure, mais en réalité, l’offre s’est limitée à des équipements basiques, créant une médecine à deux vitesses.
Les plus pauvres sont évidemment ceux qui ne voient pas les choses s’améliorer par ce dispositif, puisque les dépassements d’honoraires continuent de pénaliser les patients, malgré les promesses de meilleur accès aux soins
La crise hospitalière : une responsabilité gouvernementale
Ce n’est pas fautes d’avoir reçu des alertes répétées de la part des soignants, le gouvernement Macron a poursuivi une politique de restrictions budgétaires à l’hôpital, ce qui ne peu que présager du négatif pour les patients.
Pour commencer, les fermetures de lits se sont accélérées sous son mandat, fragilisant le système avant même la crise Covid, et le Ségur de la santé, arraché après des mois de mobilisation, n’a proposé que des revalorisations insuffisantes face à la dévalorisation historique des métiers soignants
La gestion chaotique de la pandémie Covid-19
Sans parler de la pathétique communication contradictoire sur les masques et autres mesures sanitaires, il y a eu un manque flagrant d’anticipation et de préparation matérielle, et un gros manque de lucidité concernant la prise de décision, avec la mise en place d’une centralisation excessive des décisions au détriment des acteurs de terrain, qui eux sont au contact direct de la situation.
Enfin, il faut aussi prendre en compte l’utilisation contestable de l’état d’urgence sanitaire limitant les libertés publiques, comme par exemple tout ce qui a concerne les non vaccinés, qui ont été mis au ban de la société.
Les déserts médicaux : l’échec d’une promesse centrale
La multiplication des maisons de santé n’a pas enrayé la progression des déserts médicaux, puisque certains patients doivent faire plus de 50 kilomètres pour se faire soigner.
Les refus persistant de mesures contraignantes pour l’installation des médecins n’ont pas non plus aidés et en conséquences, les inégalités territoriales d’accès aux soins se sont aggravées, particulièrement dans les zones rurales et certaines banlieues

