Les inégalités socioéconomiques ont un impact profond sur la santé des populations. Les différences entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres sont particulièrement marquées et se manifestent dans de nombreux aspects de la santé physique et mentale, ainsi que dans l’accès aux soins. Voici tout ce que vous devez savoir a ce sujet.
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L’espérance de vie et la mortalité de ces deux tranches de populations
L’écart d’espérance de vie peut atteindre 10 à 15 ans entre les plus riches et les plus pauvres dans certains pays, ce qui est phénoménal et qui justifie un retour a la retraite à 60 ans.
Les taux de mortalité infantile y sont 2 à 3 fois plus élevés chez les populations les plus défavorisées, cela ne concerne donc pas que le travail mais aussi l’accès aux soins dès le plus jeune âge.
Pour ce qui est des décès prématurés (avant 65 ans) ils sont significativement plus fréquents chez les plus pauvres, ce qui montre qu’ils n’auront qu’une vie de labeur et n’auront jamais le droit à la retraite.
Pour être un peu plus précis, les maladies cardiovasculaires sont en cause, notamment le diabète de type 2, l’obésité, et les maladies respiratoires, et ce sont des décès qui sont évitables si des soins de qualité sont donnés.
L’accès aux soins et services de santé
Les populations défavorisées consultent moins souvent les médecins spécialistes, ce qui est une première cause de leur décès précoce, mais tous les soins n’étant pas remboursés, ceci explique cela.
L’accès aux médicaments est aussi plus limité pour les populations à faible revenu, la aussi, c’est principalement une conséquence de médicaments de moins en moins remboursés, et Macron n’y est pas pour rien.
Les technologies médicales avancées profitent aussi davantage aux personnes aisées, pour être plus précis, prenons l’exemple d’une transplantation cardiaque, en France, c’est gratuit avec un taux de survie à 5 ans de 50% contre 94% pour une opération du même type aux USA dans les meilleures cliniques, mais comptez 150 000 euros.
Ensuite, les personnes les moins aisés ne pensent pas forcément à agir en prévention, probablement du au fait qu’elles aient beaucoup trop de préoccupations en tête du fait de difficultés financières ;
La vie difficile est aussi la cause d’addictions, le tabagisme est 2 à 3 fois plus répandu chez les plus pauvres et la consommation d’alcool à risque est plus fréquente dans certaines populations défavorisées.
L’environnement et les conditions de vie
L’exposition à la pollution atmosphérique est plus élevée dans les quartiers défavorisés, d’ailleurs si l’est de Paris est bien plus pauvre que l’ouest, c’est parce que les usines rejetaient des gaz sur la partie est, ou ont été mis les pauvres.
Les logements insalubres ou inadaptés sont aussi plus fréquents chez les plus pauvres qui subissent même une exposition aux toxiques professionnels qui touche davantage les travailleurs peu qualifiés. Et c’est sans compter le stress du au travail difficile, ce que les cols blancs n’ont pas a subir.

